Web et presse écrite : quand l’union fait la force

 

Face à la désaffection du public –notamment jeune – pour la presse écrite, les rédactions doivent se réinventer. La concurrence des pureplayers et des sites d’info-divertissement tels que Konbini ou Buzzfeed est rude. Les grands titres de presse font le choix du développement sur internet, pariant sur la complémentarité des contenus papiers et web, et sur la possibilité d’informer un nouveau public.

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Web vs papier : vers une cohabitation complémentaire

Pourtant prophétisée à plusieurs reprises, la disparition de la presse papier n’est certainement plus d’actualité. Après le bouleversement du monde du journalisme des débuts de l’info en ligne et gratuite, entre la presse numérique et la presse papier l’heure est désormais à la coexistence pacifique.  Lire la suite

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Web vs papier : non, la presse n’est pas en guerre civile

Le papier est-il en guerre avec le web ? La question est plus qu’actuelle alors que tous les journaux ont déjà investi dans le web, que certains médias ont abandonné la version papier et que d’autres n’y ont jamais pensé. Mais cette supposée guerre interne de la presse est moindre comparée à la censure qu’elle subit dans son intégralité.

 

57, c’est le nombre de journalistes tués en 2017 à ce jour. 182 autres sont enfermés. Qu’importe qu’ils publient sur le web et sur le papier. C’est parce qu’ils publient qu’ils sont morts ou captifs. Chaque année, Reporters Sans Frontières (RSF) évalue la liberté de la presse dans le monde et établit une liste de 180 pays classés par ordre décroissant. Si les pays Scandinaves sont les bons élèves du monde, la Turquie, la Chine, la Syrie ou, en bonne dernière, la Corée du Nord sont les éléments perturbateurs du groupe.

Censure : pourquoi et comment ?

Quand il s’agit de justifier la censure, les chefs d’Etat concernés sont plein de ressources : imposer des valeurs sociales traditionnelles, assurer une stabilité politique, maintenir la sécurité nationale… En réalité, la censure consiste surtout à couper son pays du reste du monde comme le font la Chine ou la Corée du Nord. Les Nord-coréens n’ont ainsi aucun accès à Internet ou aux services de téléphonie mondiaux. L’information qu’ils reçoivent est en outre bien évidemment filtrée par le gouvernement. L’objectif étant bien évidemment de rester au pouvoir, comme en témoigne les situations vénézuélienne et turque. Depuis le début de l’année, ce sont 49 médias qui ont été fermés au Venezuela par le gouvernement. Mais l’exemple le plus frappant en termes de répression de la presse est la Turquie. Pas moins de 156 organes de presse ont été fermés par décret exécutif sous l’état d’urgence depuis le putsch raté de juillet 2016. D’après le Comité pour la protection des journalistes, la Turquie est en effet le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde. En 2016, un tiers des journalistes et professionnels des médias emprisonnés dans le monde étaient détenus dans des prisons turques. L’histoire du reporter français indépendant Loup Bureau, incarcéré pour « participation à un groupe terroriste » pour un reportage effectué en 2013 illustre bien la situation en Turquie. Cela montre en outre que les journalistes indépendants ne sont pas épargnés, loin de là.

Le web pour pallier la censure

Face à la censure, aux meurtres, aux enlèvements, il est nécessaire de trouver des solutions pour continuer à informer. C’est dans cette optique que l’association de journalistes Freedom Voices Networks a lancé, avec le soutien de RSF, le projet « Forbidden Stories ». Il s’agit d’une plate-forme sécurisée en ligne sur laquelle les journalistes se sentant menacés peuvent déposer leurs travaux. Ainsi, en cas d’enlèvement ou de disparition, les autres journalistes de la plate-forme pourront poursuivre le travail commencé et le diffuser. Le web fait alors ce que le papier ne pourrait pas faire. En matière de lutte contre la censure et pour la liberté de l’information, il semble en effet plus facile de passer par le web. En 2016, l’organisation de défense de la liberté de la presse avait d’ailleurs décerné son prix du « média de l’année » au site chinois 64Tianwang mis à jour par des journalistes-citoyens.

 

Le web n’est pas pour autant une solution miracle. On se souvient de la militante et journaliste syrienne, Nissan Ibrahim, tuée l’an dernier par Daesh pour son travail à Raqqa. Plus récemment encore, la journaliste et bloggeuse malte Daphné Caruana Galizia a été assassinée, probablement en raison de son travail. Toutefois, la rapidité de diffusion du web, et des réseaux sociaux notamment, semblent permettre la survie de la presse dans certaines régions du monde. Le web est au service du papier mais n’est pas en guerre contre lui. La presse a d’autres combats à mener.

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Presse écrite : Se réinventer ou mourir

Face à la prolifération des nouveaux contenus en ligne, les médias dits « traditionnels » cherchent à se réinventer afin de ne pas être submergés par les nouveaux acteurs du web

« Bienvenue, Libération est payant » sur liberation.fr ou « Bienvenue ! Pour découvrir nos contenus, nous vous offrons deux articles » sur lesechos.fr. D’emblée, le lecteur est prévenu, la gratuité n’est plus de mise sur la plupart des sites des grands médias français. Fini le tout-gratuit pratiqué par certains journaux aux prémices de leurs versions en ligne. Cette stratégie, parfois décrite comme un suicide, a coûté cher à certains titres de presse. Et face à l’arrivée d’une concurrence de plus en plus féroce sur le web et à la chute annoncée des ventes de presse papier, ils ont été contraints de chercher des solutions afin de s’adapter au défi du moment : se réinventer.

La presse semble y parvenir. La preuve, les marques de presse ont connu une hausse de leur audience moyenne de 1,8% entre avril et juin, selon une étude de ONE Global de l’alliance des chiffres pour la presse et les médias. Mais si elle réussit pour l’instant son pari, c’est essentiellement grâce à ses versions numériques. Ce sont ces ventes-là de la presse quotidienne nationale qui ont d’ailleurs sont d’ailleurs responsables d’une telle augmentation, puisqu’elles ont augmenté de 17,7% sur l’exercice 2016-2017. De leur côté, les versions papier poursuivent, dans la plupart des cas, leur recul.

Conquérir d’autres publics

Devant les pratiques changeantes des consommateurs, qui tendent à s’éloigner des versions imprimées traditionnelles, l’industrie de la presse ne cesse donc jamais d’évoluer. Les smartphones prennent d’ailleurs une place de plus en plus importante dans le développement des stratégies des médias. Pour 16% des Français, ils ne sont ni plus ni moins que la seule source d’informations au cours d’une journée. Les applications sont donc de plus en plus travaillées et adaptées aux usages mobiles et à la frénésie du « scroll », cette façon de faire défiler son écran vers le bas, sans jamais que le fil d’actualité ne s’arrête.

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Se positionner sur Snapchat est un des enjeux de taille pour les médias français. 

Les smartphones permettent également de couvrir de nouvelles plateformes. Le but est de varier la manière de présenter l’information et de toucher des publics différents. En France, c’est la fonctionnalité Discover qui offre aux grands médias la possibilité de se placer sur le réseau social préféré des 13-24ans : Snapchat. On y retrouve des versions plus ludiques, plus modernes du contenu de certains journaux de très grande envergure. Ainsi, les formats « story » de Snapchat de L’équipe ou du Monde réunissent chaque jour plus de 400 000 visionnages. Certains magazines, moins actifs que les quotidiens sur le web, ont d’ailleurs bien compris la portée du phénomène puisqu’on peut aussi y retrouver Society, Vogue, Paris-Match… Un marché qu’il importe donc de conquérir, alors que plus de 8 millions de personnes fréquentent ce réseau chaque jour.

D’autres préfèrent délaisser le web pour mettre en avant leur travail et misent sur un format papier plus « froid », et peut-être plus à-même de répondre à des exigences toujours plus variées des lecteurs. C’est le cas de la nouvelle rédaction du magazine « Ebdo », qui paraîtra pour la première fois en janvier. Maxime Guedj, le responsable de la stratégie numérique de l’hebdomadaire, explique dans Le Monde la volonté rare des dirigeants. « Nous nous concentrons sur le papier pour prendre du recul face au flux d’informations qui caractérise internet et répondre ainsi au besoin de s’en déconnecter. » Se démarquer par une faible présence sur le web : une autre façon de se réinventer, loin de l’agitation d’Internet.

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Presse Web : la presse qui n’imprime pas

Après l’avoir déstabilisé, le web est à la rescousse du papier. Cependant, il ne faut pas en abuser si on veut continuer à lire l’information de manière qualitative.

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Lundi, 8:00. Le Français est à présent moins en retard au bureau. Du moins, devrait-il l’être, depuis qu’il n’a plus besoin de passer chez le marchand de journaux. A 7:30 du matin, baillant devant son café, il tient déjà la presse quotidienne en main. Sur son portable. La fréquentation des sites et applications en témoigne, puisqu’elle est en hausse de 7,7%.

Accessibilité, Rapidité, Facilité, Prix

Avant, nous allions chercher l’information. Aujourd’hui, elle vient à nous. Dès l’ouverture de Facebook, ou d’une page internet, l’information nous saute aux yeux. Des titres qui attirent le regard, un clic, une information, un autre clic, un autre renseignement, une vidéo, une annonce, une donnée.

Clémence et Cécile, deux étudiantes, ne s’informent presque plus que par le web. « Tout est au même endroit, c’est synthétique. Le travail est pré-mâché et il y a beaucoup de sources. ».
Quatre raisons de lire la presse sur le web ? « L’accessibilité, la rapidité, la facilité et surtout le prix », répondent elles. « Aujourd’hui, les seules fois où je lis le journal, c’est quand j’y ai accès gratuitement comme à l’université, chez le coiffeur ou à l’aéroport. », explique Clémence.

Cette information trop rapide soulève néanmoins un paradoxe : n’est-elle pas captivante par sa simplicité voir son ingénuité ? Séverine est professeure d’allemand et avoue ne lire la presse que par les réseaux sociaux et sur le web. « J’ai accès à une foule d’informations très superficielles mais ça me permet de faire un 360° de l’actualité », assure-t-elle. Qu’est-ce qui prime : la qualité ou la quantité ?

Méfiez vous des apparences car…

Facebook n’est pas le seul réseau social qui relaie des informations en continu. Sur Snapchat, par exemple, on peut lire des articles « à la une » diffusés par des médias comme Le Monde, L’Equipe, Society, Paris Match ou Konbini. Avec des titres toujours très captivant, bien évidemment… Outre les articles futiles, n’oublions pas que le web est le royaume des fake-news. On tombe souvent sur des titres manipulateurs et on a perdu cinq minutes. Une étude lancée par Two Sides a montré qu’un tiers des internautes ne faisait pas confiance aux nouvelles diffusées sur Twitter et Facebook.

Pour Clémence et Cécile, il n’y a pas de doute : une bonne raison de lire la presse papier ? Le contenu. En effet, la concentration est moins élevée en consultant des articles sur le web, que celle en parcourant un journal, remarquent les deux étudiantes. A défaut de ne pouvoir lire l’article complètement, sans y être abonné. D’ailleurs, « il y a des journaux comme Le Monde diplomatique que tu continueras à lire en format papier », affirme Clémence. Si le web est facile d’accès et qu’il permet d’avoir l’information à foison, celle-ci reste superficielle, comme l’a souligné Séverine.

…le papier gagne encore face au web

En attendant, le papier remporte encore la manche face au numérique avec 47% des lecteurs. Tandis que 24% lisent le journal sur leur mobile, 19% utilisent l’ordinateur et 10% la tablette.

En dépit de son prix, de son contenu parfois trop abondant et de la fainéantise de se déplacer pour l’acheter, le journal papier reste indispensable, que ce soit pour les romantiques, les veilleurs d’actualité, bref, tous ceux qui découpent des articles pour en faire des dossiers, ou pour les adeptes du bruissement de papier et les collectionneurs, et surtout pour ceux qui n’ont plus de batterie. Et puis quitter les écrans, ça fait toujours du bien.

Bertille van Elslande

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Le web : une transformation du contenu et de l’économie du papier

Aujourd’hui, impossible pour les média de ne pas avoir d’alter ego en ligne. Depuis près de quinze ans, les rédactions sont toutes progressivement arrivées sur le web, interface gratuite, là où le papier est payant. Plus d’audience mais moins de revenus, voilà l’inconvénient majeur du passage au support internet. Les ventes de la presse papier sont en chute libre comme le rappelait Laurent Joffrin aux Tribunes de la Presse l’année dernière. Il semble maintenant indispensable pour les rédactions d’envisager un nouveau modèle.

Le papier, dépassé par la vitesse des réseaux sociaux
Une preuve irréfutable du bouleversement absolu créé par les réseaux sociaux : quand est annoncée par dépêche AFP la mort de Johnny Hallyday, les quotidiens sont en impression. Toutes les chaînes de télévision bouleversent leurs programmes, tous les hashtags ne parlent que de la même personne et dès lors, comment ne pas trouver les éditions en kiosque dépassées, périmées, bien trop en retard face à la réactivité permise par les réseaux sociaux.

L’application franceinfo envoie régulièrement des notifications aux utilisateurs

Ainsi, pour l’actualité immédiate, le papier n’est clairement plus la priorité. Les quotidiens mettent en ligne tout au long de la journée des articles en réaction assez rapide. Les applications permettent même d’envoyer des notifications brèves avec le contenu brut de l’information aux utilisateurs. Le web apparaît alors comme un support dématérialisé plus efficace, plus réactif. Mais cet accès gratuit à un contenu payant – justifié par des coûts de production aisément matérialisés, eux – n’est à terme viable pour aucune rédaction.

Le freemium : une solution économique durable ?
C’est pour remédier à ce problème que s’est créé le format freemium. Contraction de free et premium, il désigne le fait de proposer sur Internet à la fois un contenu gratuit accessible à tous et un contenu plus qualitatif de façon payante. C’est le cas de la plupart des quotidiens régionaux, comme Sud-Ouest ou La Dépêche : ils proposent un nombre limité d’articles visibles gratuitement avant de s’abonner ou bien segmentent leurs articles, visibles par tous ou seulement accessibles aux abonnés. Pour la presse régionale, ce système tend à renouveler les abonnements auprès d’un public plus jeune, qui s’intéresse à l’information locale, mais qui ne va pas acheter tous les matins une version papier.

Interface du site de laDépêche.fr, qui utilise le système des crédits

La plupart des quotidiens et hebdomadaires nationaux ont également choisi ce mode de fonctionnement : le Monde, l’Obs, l’Express, le Parisien, la liste est encore longue, car peu à peu, ce modèle économique est en train de s’imposer. La publicité en ligne ne générant pas assez de revenus, ce système semble une bonne alternative.

Une transformation des supports et du métier
Au-delà des formats de presse, c’est peut-être également le métier du journaliste qui change. Aujourd’hui, il faut créer du contenu, savoir le diffuser, connaître les techniques de référencement, être visible sur les réseaux sociaux. Il ne suffit plus d’avoir le bon angle, le bon sujet. Il faut savoir cibler son audience, être rapide, percutant, savoir se faire remarquer dans un monde où les articles défilent par centaines au bout de nos doigts. On parle de vues, de clics, de personnes atteintes, bref, à défaut d’en payer l’accès le contenu doit plus que jamais susciter des réactions et des partages. De là en dépend la visibilité, donc le prix de la publicité, donc les revenus potentiels.

Depuis quelques mois, des média publishers comme Brut ou Konbini, basent leur activité uniquement sur la diffusion virale grâce aux réseaux sociaux. Le format vidéo prend de plus en plus d’ampleur, en témoignent les offres de stage des rédactions (RTL, L’instant module) qui exigent toutes désormais des compétences vidéos.
Non, le papier n’est pas mort, mais la vidéo, elle, est bien née.

Marianne Chenou

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Kiosques à journaux, les premières victimes de la presse numérique ?

Années après années, le nombre de consommateurs de presse papier s’effondre au profit des adeptes du web. En 2016, selon une étude ONE, 49% de la consommation de presse totale passait par la lecture digitale. Ce chiffre en constante augmentation inquiète les kiosquiers et les diffuseurs de presse qui craignent de voir leur métier disparaître.

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Aller chez un kiosquier pour acheter son journal est-t-il un geste qui appartient au passé ?

Mediapart, Quartz, HugoDécrypte, Konbini, Huffington Post, Brut… Depuis quelques années, les initiatives médiatiques les plus innovantes n’ont plus lieu dans le milieu de la presse papier mais sur Internet. Tous ces nouveaux médias partagent un point commun : une stratégie 100% web et une absence totale de papier. Désormais, le service de mise à disposition de journaux a même été récupéré par Internet avec des kiosques numériques tels SFR Presse ou LeKiosk. Une mutation globale qui pourrait bien faire des kiosquiers, les premières victimes de la guerre papier vs web.

 

« Un secteur qui s’écroule »

Les vendeurs de journaux sont en effet les premiers impactés par la baisse de vente des journaux et par la nouvelle concurrence numérique. Le nombre de points de vente ne cesse de diminuer. Selon les chiffres de Presstalis, il est tombé à 24 134 en 2016 alors qu’il plafonnait à 28 579 en 2011. Ce qui équivaut à la fermeture de près de 900 diffuseurs par an.

Les kiosques à journaux et autres points de vente sont-ils devenus des lieux obsolètes, fréquentés par une infime minorité de la population ? C’est en tout cas ce que pense Jean-Louis, responsable d’un bureau de tabac dans un quartier populaire de Bordeaux. Son magasin a arrêté de vendre de la presse l’année dernière pour se concentrer uniquement sur les cigarettes. « A cause d’Internet, la presse est un secteur qui s’écroule. On voit autour de nous beaucoup de bureaux fermer et la distribution est bien moins répandue » déplore-t-il, le ton désabusé.

 

Se diversifier pour survivre

Pour éviter d’en arriver jusque-là, de nombreux vendeurs de journaux tentent de varier leur offre en proposant d’autres produits. « Il faut se diversifier. Les cigarettes sont le produit d’appel et on fait de la confiserie, des boissons, les timbres, les briquets… » confie par exemple un commerçant bordelais qui vend des journaux depuis 17 ans. Pour son petit magasin du très chic Cours de l’intendance, la presse représente environ 20% des ventes totales alors que ce chiffre était plus proche des 40% il y a dix ans. « C’est normal, avec le numérique, les abonnements et le fait que la nouvelle génération ne lise plus la presse » analyse-t-il. Comme lui, nombre de vendeurs proposent, en plus des journaux, des jeux à gratter, de la nourriture à grignoter voire même des souvenirs touristiques.

Alors, à quoi ressembleront les kiosques de demain si tenté qu’ils existent encore ? « Dans 10 ans, il n’y aura plus de vendeur comme aujourd’hui, ce sera fini » prédit le vendeur du cours de l’intendance, fataliste. « Ca se transformera avec des linéaires de presse vides et autre chose à la place ».

 

Paul Gratian

 

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