Troll 1 – Presse en ligne 0

Ah, les trolls. S’ils n’existaient pas, Internet n’aurait pas la même saveur. Ces internautes qui provoquent délibérément des polémiques, polluant à outrance la moindre discussion, pullulent sur les sites d’informations et rendent la tâche difficile aux modérateurs, qui ne savent réagir face à cette horde de commentaires sarcastiques ou haineux. Discussion ou fustigation ? Telle est la question.
TROLLING

Je troll, tu trolles, il troll. Conjugué à toutes les sauces – du commentaire sophistiqué au kikoo inutile en passant par l’insulte gratuite – les trolls n’ont pas attendu bien longtemps pour s’emparer de la presse en ligne. Sites d’informations participatifs ou page web des grands quotidiens nationaux, personne n’échappe à l’apparition des « trolls de bas de page ». C’est marrant, ça nous fait rire cinq minutes et puis ça devient vite rébarbatif. Et avouons-le, c’est quand même un peu triste.

La chasse aux trolls est déclarée

Alors, à l’heure d’une information qui se veut interactive, le débat autour des trolls s’est installé dans le paysage médiatique. Il serait même prouvé que de mauvais commentaires peuvent être nuisible, dénaturant l’information et polarisant l’opinion des lecteurs, notamment sur des sujets hautement idéologiques. Pour y faire face ? Certains les laissent passer, d’autres fustigent et d’aucuns filtrent en demandant une adresse e-mail, un abonnement ou en faisant payer une contribution par commentaire. Mais toute modération a un coût – en temps et en argent – et si elle dissuade les bonnes volontés, il n’est pas moins certain qu’elle taise l’envie de nuire des trolls.

Comment-bashing

La tendance du moment semble être une solution plus radicale, déjà adoptée par certains sites anglo-saxons comme Reuters, Vice, Popular Science, The Daily Dot ou encore The Toronto Sun : celle de supprimer les commentaires de leur page web car « leur nature incendiaire ne faisait qu’asphyxier les vraies conversations ». Mesure sécuritaire ou incompréhension du fonctionnement du web social ? Pour l’heure, il semblerait que les réseaux sociaux – Facebook ou Twitter – soient plus adaptés à l’émergence d’un débat « intelligent », commentaires haineux et autres trollings ayant dépassé largement le pourcentage de commentaires constructifs à la fin des articles. C’est du moins ce qu’avancent les sites d’informations qui prônent le « comment-bashing». Reste à savoir si déplacer les trolls est une solution.

AF

 

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A propos Marie Maurisse

Journaliste en Suisse
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